La bonne gouvernance et lutte contre la corruption ; pour moderniser l’administration et renforcer son efficacité

La stratégie nationale de la bonne gouvernance lancée depuis 2016 visait essentiellement la consolidation de l’efficience de l’administration publique à travers la décentralisation du pouvoir, l’amélioration de la qualité de la prestation offerte et la mise en place d’une gestion qui s’articule autour des résultats et de la mesure de performances.

Cette nouvelle approche de management a favorisé la lutte contre la corruption en envisageant plusieurs mesures dont le renforcement des mécanismes de contrôle et la sensibilisation continuelle.

Dans ce cadre le CENAFFIF, les 25 et 26 juin 2019, a accueilli le séminairerégional pour les gouvernorats du Centre -Est sous le thème « Gouvernance et lutte contre la corruption». Un séminaire organisé par le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

Lors de cet événement plusieurs points intéressants ont été débattus dont l’importance du travail entrepris par les cellules de bonne gouvernance dans les établissements publiques qui ont commencé à instaurer la culture de transparence, de la collaboration et de la primauté de la loi.

Néanmoins certains dépassements au nom de la lutte contre la corruption ont été aussi remarqués avec notamment l’absence d’une stratégie de communication claire ciblant le citoyen.

Les procédures permettant l’exercice du droit d’accès à l’information ont été présentées et vulgarisées lors de cet événement. S’agissant d’un droit constitutionnel garanti par la loi numéro 22 de  2016 qui facilite aux individus et aux personnes morales l’accès aux documents et aux informations que les structures publiques ou privées, qui contribuent à la gestion des organismes publiques, détiennent. Son objectif est de consolider le principe de la transparence et d’améliorer la qualité des services rendus par les structures publiques.

Une réflexion sur l’importance du code de conduite et de déontologie de l’agent public a été menée lors de cet événement. Dans cet ordre d’idée, le code de conduite renferme les principes déontologiques à respecter pour se mettre en garde contre la corruption et il présente les normes qui guident la prise de décision.

En conclusion, la bonne gouvernance s’inscrit dans les réformes engagées par la Tunisie pour booster le développement économique du pays et pour renforcer sa position sur le marché international.